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Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin !
Petite histoire des résistances de la langue française

Donnemarie-Dontilly, éditions iXe, 2014, 120 pages, 14 €


  • «Le genre masculin ne sera plus regardé, même dans la grammaire, comme le genre le plus noble, attendu que tous les genres, tous les sexes et tous les êtres doivent être et sont également nobles.» (Requête des dames à l’Assemblée nationale, article 3 du Projet de décret adressé à la Législative, 1792)

Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. La domination du genre masculin sur le genre féminin initiée au XVIIe siècle ne s’est en effet imposée qu’à la fin du XIXe avec l’instruction obligatoire. Depuis, des générations d’écolières et d’écoliers répètent inlassablement que «le masculin l’emporte sur le féminin», se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société.

Ce livre retrace l’histoire de cette entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Riche en exemples empruntés aux deux camps, il nous convie à un parcours plein de surprises où l’on en apprend de belles sur la «virilisation» des noms de métier, sur les usages qui prévalaient en matière d’accords, sur l’utilisation des pronoms ou sur les opérations «trans-genre» subies par certains mots.

Table des matières
- Féminiser la langue ? Non, mettre un terme à sa masculinisation
- Les origines de la Querelle des femmes
- La langue, nouveau terrain de la Querelle des femmes
- La question des noms de métiers et de fonctions prestigieuses, ou le sujet qui fâche
- La question des accords, ou l’affaire du « genre le plus noble »
- La question des pronoms, ou la barbe au menton
- La question du genre des noms d’êtres inanimés, ou la grande tentation du trans
- Les frappes collatérales : messages subliminaux, exemples, nomenclature, etc.
- Les enjeux actuels
- Bibliographie

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Voir également le site
« Pour un langage non sexiste »
les publications
- Yannick Chevalier, «note de lecture», Lettre Genre, Recherche et Éducation : la bonne rencontre, n°4, mai 2014
- Maria Candea, «Le féminin c'est bien, et non le masculin ne l'a pas toujours emporté sur le féminin», blog «Féministes en tous genres», 26 juillet 2014
- Marielle Rispail, LIDIL, «comptes rendus» (Revue de linguistique et de didactique des langues) 49, juin 2014, p.201-202 (sera en ligne à partir du 25/11/2015)
- Édith Wolf, «Actualités-Livres», NRP Collège, novembre 2014

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