ELIANE
VIENNOT

publications
scientifiques

OUVRAGES
PERSONNELS
Et la modernité fut masculine. La France, les femmes et le pouvoir, 1789-1804 – Paris, Perrin, 2016

Ce troisième volume montre que les Français et les Françaises ont pratiqué des formes avancées d’égalité des sexes durant les premières années de la Révolution, mais aussi que leur enthousiasme pour la «régénération de la patrie» s’est très vite heurté à la détermination des élites masculines arrivées au pouvoir en juillet 1789. Accentuant le «privilège masculin» dans presque tous les domaines, les membres des assemblées n’ont pas accepté que les femmes puissent monter à la tribune, mais (lire la suite)


Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française - Donnemarie-Dontilly, éditions iXe, 2014

Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer les règles contraires à sa logique. La domination du genre masculin sur le genre féminin ne s’est en effet imposée qu’à la fin du XIXe siècle, avec l’instruction obligatoire. Depuis, des générations d’écolières et d’écoliers ânonnent que «le masculin l’emporte sur le féminin». (lire la suite)


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La France, les femmes et le pouvoir – Paris, Perrin, 2006 (L'invention de la loi salique, 5e-16e s.) et 2008 (Les résistances de la société, 17e-18e s.)

Dernier des grands pays  occidentaux à avoir accordé le droit de vote aux femmes, la France peine toujours à leur faire de la place dans les positions décisionnelles, malgré une législation originale et apparemment courageuse. Parfois attribuées à un mystérieux «retard français», les raisons de cette situation font surtout, aujourd'hui, l'objet d'un tabou. De fait, l'exception française ne date pas d'hier, et elle n'a pas toujours eu le visage qu'on lui connaît. (Lire la suite)


Marguerite de Valois. Histoire d’une femme, histoire d’un mythe – Paris, Payot, 1993

Marguerite de Valois, c'est la «Reine Margot». Du moins est-ce ainsi que nous l'appelons aujourd'hui et que nous croyons la connaître. Le personnage, tombé dans la légende bien avant qu’Alexandre Dumas ne lui donne son sobriquet, n’a pourtant que peu de rapports avec la femme politique,  la négociatrice habile, l’écrivaine, l’érudite, la mécène et la princesse incroyablement pugnace que fut la derniière fille de Catherine de Médicis et la première épouse de Henri IV. (Lire la suite)


OUVRAGES
DIRIGÉS OU CO-DIRIGÉS

La Différence des sexes : questions scientifiques, pièges idéologiques • sous la direction de Nicolas Mathevon & Eliane Viennot - Paris, Belin, à paraître fin février 2017

Qu’est-ce qu’être un homme ou une femme, aujourd’hui? Qu’était-ce hier? Ce que nous pensons «féminin» ou «masculin» l’est-il bien? Est-ce conjoncturel, culturel, induit par des traditions et des impératifs économiques, ou bien profondément inscrit dans nos corps et plus ou moins intangible? Ces questions sont en partie vieilles comme le monde. Elles se posent néanmoins, de nos jours, dans un contexte radicalement nouveau: celui (Lire la suite)


L'Académie contre la langue française : le dossier «féminisation» • sous la direction d'Eliane Viennot, avec Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger, Anne-Marie Houdebien, et la collaboration d'Audrey Lasserre - Donnemarie-Dontilly, éditions iXe, 2016 (en librairie le 20 juin)

En trois siècles et demi d’existence, l’Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Porte-bannière des partisans du «genre le plus noble», ce vestige de la monarchie absolue mène depuis le milieu des années 1980 une croisade contre la «féminisation», en dépit des besoins langagiers d’une société où l’égalité des sexes progresse – en (Lire la suite)


L'Engagement des hommes pour l'égalité des sexes, XIVe-XXIe siècle • sous la direction de Florence Rochefort & Eliane Viennot - Publications de l'Univ. de Saint-Etienne, 2013

Qu’on les appelle «amis des femmes», «champions des dames», «hommes d’exception», «alliés», «hommes féministes», «pro-féministes»…, les hommes engagés pour l’égalité des sexes constituent au regard de l’histoire une cohorte plus nombreuse et plus active qu’on ne le croit généralement. (Lire la suite)


Revisiter la Querelle des femmes. Discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes, de 1750 aux lendemains de la Révolution française • sous la direction d'Eliane Viennot, avec la collaboration de Nicole Pellegrin - Publications de l'Univ. de Saint-Etienne, 2012

De la fin du Moyen Âge aux premières décennies du XXe siècle, l’Europe et en particulier la France ont été le théâtre d’une gigantesque polémique sur la place et le rôle des femmes dans la société. Qu’elle soit feutrée ou violente, qu’elle prenne un tour sérieux ou cocasse, qu’elle en appelle aux raisonnements ou aux émotions, qu’elle s’exprime en traités, pamphlets, pièces de théâtre, romans, tableaux… (Lire la suite)


Le Contact • Études réunies et présentées par Christophe Donnet, Nicolas Mathevon & Éliane Viennot – Publications de l'Univ. de Saint-Etienne, 2010

Des impacts entre les météorites et la Terre aux rapports qu’entretiennent le latin, le grec et l’hébreu dans des manuscrits du Moyen Âge, en passant par les interactions médicament-cellule que rendent possibles les nanoparticules, il y a bien des façons d’envisager la question du contact. On en trouvera une quinzaine d’autres dans cet ouvrage conçu pour être compris de non spécialistes et qui présente quelques-unes des meilleures recherches menées aujourd’hui en France.


Louise Labé 2005 • Études réunies par Béatrice Alonso & Éliane Viennot – Publications de l'Univ. de Saint-Etienne, 2005

En 1555, une Lyonnaise de petite extraction faisait publier ses Œuvres. Mince volume, fait d’une Épitre dédicatoire où elle appelait les femmes à «élever un peu leur esprit au-dessus de leurs quenouilles», d’un Débat d'Amour et de Folie où elle parodiait l’éloquence judiciaire et s’amusait des idéologies à la mode, de trois Élégies et vingt-quatre Sonnets où elle chantait le bonheur et la douleur d’aimer; le tout suivi d’un bouquet d’hommages rédigés par les auteurs les plus célèbres de son temps… (Lire la suite)


Actualité de Jeanne Flore • Dix-sept études réunies par Diane Desrosiers-Bonin & Eliane Viennot, avec la collaboration de Régine Reynolds-Cornell – Paris, Honoré Champion, 2004

Extraordinaire roman policier que l’histoire des Comptes amoureux de Jeanne Flore! L’auteur exista-t-il vraiment? Était-ce une femme ou un homme – ou encore un groupe d’amis? Quelle place tint la rivalité des imprimeurs lyonnais dans la publication de ce recueil de contes, et quels enjeux cette dernière représenta-t-elle dans la vie littéraire et intellectuelle des années 1530? (Lire la suite)


Culture d’élite, culture de masse et différence des sexes • sous la direction de Geneviève Sellier & Eliane Viennot – Paris, L’Harmattan, 2003

La seconde moitié du XIXe siècle a-t-elle vu émerger en France une culture d’élite particulière, en réaction à la généralisation de la scolarité publique et à la révolution industrielle qui permettait une production culturelle de masse? Cette fracture s’est-elle renforcée d'une association entre la culture de masse et le féminin d'une part, la culture d'élite et le masculin d'autre part? (Lire la suite)


Femmes de pouvoir : mythes et fantasmes • sous la direction d'Odile Krakovitch, Geneviève Sellier & Eliane Viennot – Paris, L’Harmattan, 2001

La scène politique et philosophique française a été récemment marquée par une vigoureuse remise en cause du monopole masculin sur la vie publique et du statu quo qui en assure la reproduction. Mais si sociologues, politologues et philosophes ont commencé de mettre au jour les prémisses et les mécanismes de cette domination, les racines culturelles de l’exclusion des femmes du pouvoir demeurent encore pour l’essentiel dans l’ombre. (Lire la suite)


Royaume de Femynie. Pouvoirs, contraintes, espaces de liberté des femmes, de la Renaissance à la Fronde • sous la direction de Kathleen Wilson-Chevalier & Eliane Viennot - Paris, Honoré Champion, 1999

A l'aube de la Renaissance, le jour des fiançailles du futur François Ier et de Claude de France, un contemporain fasciné trouva qu'il y avait là «tant de suite de dames et damoiselles qu'il semblait que le royaume de Fémynie y fût arrivé.» La féminisation de la scène publique est en effet une caractéristique prépondérante de la période, qui comme aucune autre voit des femmes se succéder au gouvernement et donner le ton à la Cour, mais aussi s'illustrer dans les affaires religieuses, le mécénat, la littérature… (Lire la suite)


La Démocratie « à la française », ou les femmes indésirables • sous la direction d'Eliane Viennot – Paris, Publications de l’Univ. de Paris 7-Denis Diderot, 1996

«Les hommes naissent libres et égaux», déclaraient voici plus de deux cents ans les révolutionnaires français. Les hommes oui, les femmes non. Malgré une longue tradition de participation à la vie politique, malgré une présence très active sur la scène révolutionnaire, malgré, surtout, la contradiction flagrante ainsi inscrite dans l'acte de naissance de la Démocratie, les femmes se voyaient exclues de tous les droits politiques. (Lire la suite)


Femmes et pouvoirs sous l'Ancien Régime • sous la direction de Danielle Haase-Dubosc & Eliane Viennot – Paris, Rivages, 1991

Réfléchir aux pouvoirs des femmes sous l'Ancien Régime, c'est aller délibérément contre les idées reçues qui entravent notre compréhension des rôles, des contraintes et des réussites des femmes (célèbres ou anonymes) entre les XVIe et XVIIIe siècles. Ce livre pose la question – si importante de nos jours et si mal débrouillée encore – du pouvoir des femmes et des places qu'elles ont occupées dans les sphères du droit, de la politique, du travail, de la religion et de la littérature, alors qu'on ne les y attendait pas… (Lire la suite)


ÉDITIONS
Théâtre de femmes de l'Ancien Régime, vol. 1, Le XVIe siècle • sous la direction d'Aurore Evain, Perry Gethner & Henriette Goldwyn – Publications de l'Univ. de Saint-Etienne
2007

Le théâtre des femmes a une longue tradition qui remonte à la Renaissance et qui s’est développée dans de multiples genres, en remportant souvent beaucoup de succès. C’est à sa rencontre qu’invite cette anthologie, en commençant par les premières grandes autrices françaises connues : la reine Marguerite de Navarre, la poétesse lyonnaise Louise Labé et l’animatrice d’un célèbre salon poitevin, Catherine Des Roches.

Leurs œuvres nous entraînent dans l’étonnant théâtre du XVIe siècle, alors en pleine effervescence et mutation. La sœur de François Ier se lança la première sur ce terrain traditionnellement si masculin ; sensible aux idées de la Réforme, favorable à la liberté de conscience, elle composa des pièces aussi originales qu’audacieuses. La savante Louise Labé s’inscrivit pour sa part dans le débat des humanistes sur le théâtre antique, les genres italiens « modernes » et les philosophies dans l’air du temps ; son impertinente comédie-débat devait avoir une longue postérité. Catherine Des Roches, enfin, s’exprima dans la pastorale, la tragi-comédie, les dialogues dramatiques… Illustrant l’inventivité, la richesse et la variété du théâtre qui précède celui de « l’âge classique », ces trois pionnières se rejoignaient en outre dans leur volonté de faire entendre la voix des femmes. Ce n’est pas le moindre des intérêts qu’on trouve aujourd’hui à les lire – ou à les jouer.

Eliane Viennot a établi les textes de Louise Labé (Le Débat d'Amour et de Folie) et de Catherine Des Roches (Tobie, Bergerie, Dialogue de Placide et Sévère, Dialogue d'Iris et Pasithée).


Anne de France, Enseignements à sa fille, suivis de l'Histoire du siège de Brest • Édition Tatiana Clavier & Éliane Viennot – Publications de l'Univ. de Saint-Etienne
2007
La fille de Louis XI est connue pour avoir fermement gouverné la France après la mort de son père, alors que son frère Charles VIII était encore mineur, qu’elle-même n’avait pas la trentaine et que faisait rage la «guerre folle» des grands nobles. Ayant marié son frère à la duchesse Anne de Bretagne (1491), elle se concentra sur l’organisation de la vie de la Cour, l’éducation des femmes qui l’entouraient et la gestion de ses duchés, tandis que son mari, le duc Pierre de Bourbon, demeurait le second personnage de l’État.

Les deux textes en prose réunis ici sont les seuls que l’on connaisse d’elle. Les Enseignements, écrits peu après son veuvage (1503) à l’intention de sa fille unique alors adolescente, sont un document unique sur l’éducation des grandes dames de la Renaissance. La nouvelle qui les suit en illustre certains messages, en mettant en valeur la conduite d’une femme exemplaire, dans un moment critique de la guerre de Cent ans. Nourries d’idées et d’expérience, ces deux œuvres témoignent de l’extraordinaire personnalité d’Anne de France, des principes qui sont à l’origine de sa réussite personnelle, de sa perception des dangers qui guettaient les femmes de son époque, et d’un talent que la grande Marguerite de Navarre fut la première, sans doute, à remarquer.


Marguerite de Valois, Mémoires et discours • Édition Éliane Viennot – Publications de l'Univ. de Saint-Etienne
2004
Pour Richelieu et Mme de Lafayette, pour Voltaire, pour Stendhal encore, Marguerite de Valois n’était pas la «reine Margot», sobriquet inventé par Alexandre Dumas. Elle n’était pas non plus la princesse dépravée que la modernité associe à ce titre de fantaisie. Elle était la reine Marguerite, dernière représentante des Valois-Médicis et autrice de Mémoires fameux, édités tout au long de l’Ancien Régime – en France comme en Angleterre et en Italie. Rien de moins frelaté que ce succès, qui devait rebondir tout au long du XIXe siècle: le texte évoque avec un talent consommé les heures les plus dramatiques de l’époque des guerres de religion, mais aussi les intrigues rocambolesques de la cour d’Henri III, sans parler des amours tumultueuses des jeunes seigneurs et dames qui l’animaient.

Les Mémoires sont ici accompagnés des deux autres  textes en prose de la reine: la Déclaration du roi de Navarre, qu’elle écrivit en 1574 pour le compte de son époux, le futur Henri IV, coupable d’une tentative de coup d’État; et le Discours sur l’excellence des femmes [Discours docte et subtil], qu’elle rédigea au crépuscule de sa vie, s’inscrivant ainsi dans la «querelle des femmes» qui faisait rage en France depuis près de deux siècles – mais qui l’avait jusqu’alors bien peu intéressée.


Marguerite de Valois, Mémoires et autres écrits, 1574-1614 • Edition critique établie par Éliane Viennot – Paris, Honoré Champion

1998

Ce livre et le suivant ont fait l'objet d'un prix de l'Académie française

Sans l'immense succès de ses Mémoires, il est à parier que Marguerite de Valois ne serait jamais devenue la «reine Margot». La trentaine d'éditions que connut au XVIIe siècle ce petit texte à la fois romanesque et historique, à la fois pathétique et malicieux, fixa en effet dans l'imaginaire de sa postérité l'image d'une femme intelligente et intrépide, qui avait traversé la Saint-Barthélemy en voyant tomber les morts autour d'elle, qui avait participé à des complots, organisé des évasions, bravé l'autorité royale durant des années… La fraîcheur et l'allant du texte – malheureusement lacunaire – sont à mettre en relation avec les nouvelles perspectives qui s'ouvraient devant la reine au moment où elle prit la plume (1594), après une décennie de déboires et déjà huit ans passés dans une forteresse auvergnate: son époux, devenu Henri IV, venait de lui proposer le «démariage» et un rétablissement de sa situation. Mais le bonheur d'écrire vient aussi de ce qu'elle s'adresse à son vieil ami Brantôme, qui lui avait dédié un Discours et à qui elle répond, pour lui expliquer ce qu'il ne sait pas, ou en quoi il se trompe.
La célébrité des Mémoires, qui ne s'est jamais démentie, ne doit cependant pas faire oublier que Marguerite de Valois s'est illustrée dans d'autres genres. Si le Mémoire justificatif, rédigé vingt ans plus tôt pour le compte de son mari, révèle un art consommé de la rhétorique et un goût déjà prononcé pour l'autobiographie, le Discours docte et subtil, écrit vingt ans plus tard, témoigne de l'intérêt qu'au soir de sa vie la reine porta à la Querelle des femmes, et du plaisir qu'elle prit à se lancer dans la joute. Quant aux poèmes que l'on a pu retrouver d'elle, ils montrent la variété des formes dans lesquelles elle s'est exprimée, et les stratégies qu'elle a mises en œuvre pour s'affirmer partie prenante de la communauté des créateurs.


Marguerite de Valois, Correspondance, 1569-1614 • Edition critique établie par Éliane Viennot – Paris, Honoré Champion
1997
L'accumulation des discours légendaires sur Marguerite de Valois, alias la «reine Margot», a longtemps fait oublier qu'elle fut une princesse constamment impliquée dans la vie politique de son temps, une mécène éclectique et avisée, une active partisane de la Contre-Réforme et surtout une très grande plume. Sur cet étonnant personnage à la fois ancré dans la Renaissance et déjà tourné vers l'Age classique, il manquait encore de disposer de textes fiables pour pouvoir mener à bien de nouvelles études. Sa correspondance, notamment, n'avait jamais été rassemblée et restait pour une bonne part inédite.

Le présent volume réunit le demi-millier de lettres aujourd'hui répertorié de ce qui fut échangé entre la reine et ses proches (Catherine de Médicis, Henri III, Henri IV…), les principaux souverains d'Europe (Philippe II, Élisabeth Ire d'Angleterre, les Médicis…), les grandes familles françaises (Condé, Guise, Montmorency, Nevers…), les hommes d'État (Bellièvre, Matignon, Villeroy…), ses ami/es (les duchesses d'Uzès, de Retz, de Nevers, Brantôme…), ses amoureux (Champvallon, Fourquevaux), ses villes (Auch, Condom, Usson…) et ses «domestiques» (Pibrac, Mme de Noailles…). Des épisodes mal connus s'éclairent ainsi au fil des lettres, tels que le trop long «affront» des années 1583-1584, la patiente négociation avec Henri IV et ses ministres en vue du «démariage» royal, la stratégie élaborée par Marguerite pour revenir à Paris après ses vingt années d'exil auvergnat, ou le soutien politique qu'elle apporta à la régente Marie de Médicis. Mais c'est aussi le talent de la reine que permet d'apprécier cette correspondance, où les plus belles pages des Mémoires sont souvent égalées et où se dévoilent, en même temps que l'esthétique commune à tous les écrits, les liens nombreux – thématiques, stylistiques, pragmatiques – qui les unissent.


Alexandre Dumas, La Reine Margot • Postface et notes par Eliane Viennot – Paris, Livre de Poche Classique
1994
Le roman d'Alexandre Dumas, publié pour la première fois en feuilleton dans La Presse, au tournant des années 1844 et 1845, fut à l'origine du renouveau considérable de curiosité pour le personnage de Marguerite de Valois — ou plutôt à l'origine de la curiosité pour ce nouveau personnage qu'était la «reine Margot», partiellement sortie de l'imagination du grand romancier. L'œuvre est ici rééditée dans l'édition de 1962 du Livre de Poche. Elle est suivie d'une postface (pdf) et de notes historiques et littéraires. L'ensemble permet de comprendre que Dumas était aussi bon historien que romancier, et comment il a «travaillé» les matériaux qui étaient à sa portée pour produire une création des plus originale.

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